La nuit des temps

La nuit des temps

Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu un bouquin qui m’avait autant plu ! Et là, je suis obligé de remercier Sandrine (donc merci Sandrine !) pour me l’avoir passé. J’avais déjà entendu parler de Barjavel, je connaissais de nom, mais sans plus, et je n’avais – jusqu’à présent – jamais pris la peine de m’y intéresser. Sur de chaleureuses recommandations je me suis donc mis à lire cette nouvelle… Et quelle nouvelle !!! J’ai véritablement adoré ! C’est un livre vraiment bien écrit, prenant, on a toujours envie de savoir la suite (et la multiplicité des petits chapitres n’aide pas à s’arrêter, vous savez avec le « oh, le chapitre ne fais que 3 pages, allez, je lis encore celui là » :D), c’est plein d’intrigue et de rebondissements. Par peur de vous gâcher le plaisir de la lecture, je n’ose pas en dire plus que cette succincte quatrième de couverture :

Dans un grand paysage polaire aux teintes pastel s’agitent des taches de couleurs vives, ce sont les membres d’une mission des Expéditions Polaires françaises qui font un relevé du relief sous-glaciaire. L’épaisseur de la glace atteint ici plus de 1000 mètres et ses couches profondes datent de 900 000 ans. Pourtant un incroyable phénomène se produit les appareils sondeurs enregistrent un signal provenant du niveau du sol. Aucun doute n’est possible il y a un émetteur sous la glace ! La nouvelle éclate comme une bombe. Que vont découvrir les savants et les techniciens qui, venus du monde entier, creusent la glace à la rencontre du mystère ?

C’est de la science-fiction que j’ai envie de qualifier de « réaliste » parce que cela se passe dans un monde contemporain, avec les problématiques et les rivalités qui existent entre les peuples (même si le livre date des années 1970 c’est tout à fait transposable à aujourd’hui). A mes yeux c’est une histoire très bien imaginée mais aussi une critique assez acerbe de la société et de l’être humain que nous dépeint René Barjavel au fil des 390 pages du livre. Du suspens, du voyage, de l’amour, du rêve… Dans cet ouvrage l’utopie est vite rattrapée par la réalité : un vrai bonheur ! Je n’ai pas été du tout déçu du voyage !